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La température de
l’eau
Elle dépend bien sûr du
soleil, de la pluie et
du vent mais aussi et
surtout de la
température de l’air. En
rivière, à cause du
brassage de l’eau, la
température de l’eau est
plus ou moins uniforme
dans toutes les couches.
Quand arrive le
printemps, la plupart
des carnassiers entrent
dans les reculés et les
bras morts pour s’y
reproduire car l’eau y
est plus chaude, mais le
reste de l’année, ils
sont contraints à
s’adapter à l’évolution
des températures.
Lorsque celle-ci est
lente, tout se passe
relativement bien. Les
choses se compliquent
lors des brusques
changements. Ainsi après
une baisse rapide, il
convient d’attendre
souvent deux ou trois
jours avant que les
carnassiers recommencent
à s’alimenter.
En lac et en eau
close en général, la
température de l’eau
s’échelonne assez
régulièrement entre la
surface et le fond.
Ainsi en été, l’eau de
surface atteint
fréquemment 20° tandis
que 20 m plus bas, elle
dépasse rarement les
10°. En hiver, c’est
l’inverse ! L’eau du lac
gelée en surface, peut
se maintenir cependant à
une température de 10°
vingt mètres plus bas.
Grâce à des régulières
prises de température,
il s’avère que la zone
la plus favorable pour
la majorité des
carnassiers se situe à
une température comprise
entre 13° et 16° et ce
quelle que soit la
saison. Contrairement
aux habitudes qu’on leur
prête, les sandres par
exemple sont capables
pour des raisons de
confort thermique de
s’installer au milieu du
nulle part, entre deux
eaux.
Le niveau de l’eau
Tous les carnassiers et
tout particulièrement le
sandre, ressentent la
fluctuation du niveau
des eaux. Quand elles
baissent rapidement, ils
rejoignent sans tarder
les postes profonds en
se rapprochant le plus
possible, tête au
courant, des principales
arrivées d’eau. En lac,
on les retrouve dans
l’ancien lit de la
rivière, souvent noyé
lors de la mise en eau.
C’est en rivières et
fleuves lors des montées
d’eau, crues
printanières ou
automnales, que les
carnassiers semblent
redoubler d’activité
tout en s’approchant des
berges. Plus l’eau
monte, plus les
concentrations de
poissons deviennent
importantes,
proportionnellement au
nombre de refuges qui,
eux, diminuent. La
promiscuité des lieux
ainsi qu’une abondance
de proies créent dans
les premiers jours et
dès que le niveau d’eau
stagne à son plus haut,
une activité
exceptionnelle..
Tous
les carnassiers à
l’exception du brochet,
semblent préférer les
eaux teintées aux eaux
claires dans lesquelles
ils cherchent toujours à
se camoufler et à
s’intégrer au mieux dans
les obstacles. Il semble
également que l’eau
piquée ou sale, leur
fait perdre toute
prudence et les incite,
surtout le sandre, à de
grands déplacements à la
recherche de nourriture.
Le brochet lui, au
contraire, est surtout
actif par eau claire.
Dès qu’elle devient
marron, il ne s’alimente
plus !
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