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Le chevaine passe tout l’hiver dans un remous profond. Peu actif, il s’économise car il doit dépenser moins d’énergie que celle que lui apportent ses rares proies. Ce n’est que durant les belles journées ensoleillées qu’il se met en mouvement afin d’explorer les abords de son repaire.
Au printemps, il change complètement de comportement. Il ne compte plus l’énergie dépensée, il passe et repasse dans toutes les zones où se développe la végétation aquatique, dans les secteurs peu profonds au courant agité et partout ailleurs où les insectes sont nombreux. Mais une fois sa quête de nourriture terminée, inévitablement il revient dans son remous.
Les bons postes
Les remous sont créés de différentes manières. Par de gros obstacles immergés tels que les arbres morts, les gros obstacles, mais aussi par la forme des berges comme les petites criques, ou par des enrochements réalisés par l’homme de type épis. Leur point commun, quelle que soit la taille de l’obstacle, est de ralentir le courant. C’est dans ces zones de calme relatif que le chevaine guette les proies amenées par le courant. Les rochers et les légers creux du fond ainsi que les lieux de confluence de la rivière et d’un bras mort ou d’un ruisseau permettent également au chevaine de s’abriter du courant principal.
La technique la plus efficace pour pêcher les chevaines dans les remous est la bolognaise avec comme appâts des asticots. L’amorçage aux asticots purs s’effectue au rappel, à la main ou l’aide d’une fronde selon la distance de pêche. Au fil des minutes, plus le rappel est important, plus les chevaines se rapprochent de la surface. Il convient donc de débuter la pêche proche du fond puis progressivement de se rapprocher de la surface.
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